Le gestionnaire « ordinaire »
3 décembre 2009Joliette (Québec) – 3 décembre 2009 - Durant mes vacances, j’en ai profité pour lire quelques éditions du journal Les affaires. J’avais pris un peu de retard dans mes lectures. Voilà qu’un article a particulièrement attiré mon attention : Un plaidoyer pour le gestionnaire « ordinaire ». J’en profite donc pour vous partager quelques points qui me réconcilient avec les frasques économiques que nous avons vécues de près ou de loin, particulièrement au cours de la dernière année, à travers des leaders flamboyants.
Voilà que le grand théoricien canadien Henry Mintzberg, auteur internationalement reconnu d’ouvrages de gestion, continue de bousculer des idées. Il soulève que la solution à une crise est d’avoir de bons gestionnaires qui savent ce qui se passe sur le terrain, et qui ont à cœur l’entreprise pour laquelle ils travaillent, ainsi que le bien-être de leurs collègues. Il ajoute : …le succès d’une entreprise est avant tout celui de bonnes équipes, formées de gestionnaires qui savent gérer… N’est-ce pas la base même de pratiques d’affaires gagnantes?
«Nous sommes tellement à la recherche de grands leaders que nous oublions que c’est dans le quotidien que se joue la réussite, à travers l’optimisation des processus d’affaires au jour le jour.»
C’est étonnant à quel point nous nous sommes éloignés de ce qui est si simple. Nous sommes tellement à la recherche de grands leaders que nous oublions que c’est dans le quotidien que se joue la réussite, à travers l’optimisation des processus d’affaires au jour le jour. De plus, j’abonde dans le même sens et ce, depuis que j’ai moi-même étudié le management aux HEC ; le marketing, la comptabilité, les finances, ça s’enseigne. Mais on ne devient pas un bon gestionnaire en s’asseyant sur des bancs d’école. D’ailleurs, nous connaissons tous des «MBA » qui ne font pas grand-chose avec leurs études s’ils n’ont pas eu l’occasion d’expérimenter leur savoir-faire concrètement en entreprise. En effet, on apprend à devenir un gestionnaire accompli sur le tas, en commençant par la gestion de petites choses et en prenant de l’expérience.
Chaque jour est l’occasion d’approfondir son expertise de gestionnaire, d’étendre ses connaissances à des aspects spécifiques de la gestion : gestion financière spécialisée, en gestion des ressources humaines, gestion de la technologie, etc.
Ensuite vient le savoir-être ; et selon Mintzberg, il faut être énergique, analytique et ouvert afin de collaborer, de réfléchir et de prendre des initiatives. Ouf! Simple, disais-je? Mais complexe à la fois. C’est ce qui me fait penser que cet adage est si vrai : « Pour POUVOIR, il faut VOULOIR, et pour vouloir, faut d’abord y CROIRE! »
Betty Mailhot
GestINOV inc, Conseillère-experte en gestion de cabinets d’assurance








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